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"La Cité des Sorcières" Une histoire écrite par Christine de 3°2

jeudi 19 juin 2014

LA CITÉ DES SORCIÈRES :

LE SECRET

PROLOGUE :

Une jeune femme. Elle devait avoir un peu plus de 25 ans, elle était vêtue d’une tunique et d’un pantalon. Elle courait, aussi rapidement que possible, dans ce couloir étroit et sombre. Des bruits de pas résonnèrent en plus des siens : elle était poursuivie. Sa silhouette élancée se découpa dans la pénombre. Un son presque inaudible se perçut, on aurait dit un sanglot étouffé. En effet, elle pleurait, de tristesse ? De peur ? De colère ? Sûrement un peu des trois. La jeune femme tenait dans ses bras un bébé, une petite fille. Si petite qu’elle était, on voyait dans ses yeux qu’elle avait été témoin de ce qu’une enfant aussi jeune ne devrait jamais voir et, en plus, elle l’avait compris. Elle avait saisi la gravité de la situation. La jeune femme arriva au bout du couloir, elle ouvrit alors la toute dernière porte et la referma derrière elle. Cette porte donnait sur une pièce faiblement éclairée par une petite bougie posée sur une commode. Dans cette pièce se tenaient deux femmes portant chacune deux autres petites filles dans leurs bras tremblants et il y avait également deux hommes installant un pentagramme dans un cercle sur le sol avec du sable et des cristaux. L’une des deux femmes jeta un coup d’œil aux blessures de la nouvelle venue. Le sang coulait, mais pas assez pour mettre sa vie en danger. Elle les rassura d’un sourire sans joie. Puis un autre homme fit irruption dans la pièce l’air hagard ; d’une voix lasse il s’adressa à l’un des hommes dans un langage inconnu. L’autre homme lui répondit d’un hochement de tête. Il s’avança vers la jeune femme arrivée une minute auparavant, la regarda droit dans les yeux. Les larmes de la jeune femme redoublèrent, elle regarda la petite fille dans ses bras et la serra contre elle avant de la mettre dans les bras de l’homme qui lui faisait face. À son tour il serra l’enfant dans ses bras puis le confia à l’homme qui jusqu’à présent avait observé en silence. Alors les deux femmes et les deux hommes avec les trois enfants s’installèrent au centre du cercle, et, dans un crépitement, disparurent, laissant derrière eux les deux derniers arrivants. La jeune femme regarda le cercle encore quelques minutes avant de ramasser les cristaux et de les cacher dans la pièce tandis que l’homme éparpillait le sable sur le sol. Un bruit sourd les interrompit, quelqu’un essayait d’enfoncer la porte. Un frisson parcourut la jeune femme et elle faillit lâcher l’un des cristaux qu’elle tenait dans la main, mais elle se ressaisit et elle finit de les cacher avec calme ; puis elle rejoignit l’homme et le serra dans ses bras. Enfin, elle se tourna vers la porte et elle tendit un bras vers la poignée, un léger filet d’eau s’échappa de la paume de sa main et se dirigea dans la serrure. Il y eut un cliquetis et la porte s’ouvrit. Un cri sauvage, non humain, surgit des profondeurs, puis une lumière aveuglante envahit la pièce et ce fut fini. Le silence retomba. Aucune trace de la scène qui s’était déroulée cinq minutes auparavant. Il ne restait plus qu’une porte calcinée profitant d’un silence hostile…
Christine Le Bouffo (classe de 3è2)


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