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Aller au théâtre

jeudi 4 décembre 2014 par Mme Lassaque

Soirée du vendredi 11 octobre...

Dans le cadre de l’étude du journal de guerre du soldat Henri Laporte, les élèves de 3°2 de Mme Lassaque et de 3°4 de Mme Philibert ont assisté à la représentation de la pièce JOURNAL D’UN POILU, mise en scène et jouée par Didier Brice, au centre culturel Robert Desnos de Ris-Orangis.

En ce qui me concerne, cette pièce m’a beaucoup plu, car les paroles du soldat étaient très émouvantes et nous donnaient l’impression de vivre ce qu’il a pu ressentir durant la guerre. En premier lieu, j’ai trouvé intéressant qu’il n’y ait pas de rideau au début de la pièce, car l’on pouvait découvrir immédiatement le décor très simple : la statue figée d’un poilu décorant un monument aux morts. Ensuite, j’ai apprécié les jeux de lumière originaux qui plongeaient de temps à autre la scène dans le noir et qui nous indiquaient que l’on passait à un autre moment fort du récit. J’ai aussi aimé dans ce récit réaliste l’intrusion du fantastique lorsque la statue s’anime et s’arrache de la pierre pour s’adresser à nous.[...] Par ailleurs, les bruitages associés aux tirs d’artillerie et aux explosions des obus nous projetaient dans l’univers infernal de la guerre. Il nous est même arrivé de sursauter par moment tant les enregistrements étaient réalistes. Pour conclure, j’estime que cette œuvre permet aux spectateurs d’avoir une extraordinaire prise de conscience sur la façon dont le jeune Henri Laporte a vécu 14-18. Ce type d’œuvre est aussi intéressant qu’un film traitant de la guerre. En effet, même si Didier Brice a fait le choix de ne pas illustrer son texte par des images de guerre (on ne voit ni la boue, ni le sang, ni les rats, ni les tranchées), pour ma part, voir un personnage raconter son existence, permet aux spectateurs d’être davantage attentifs et réceptifs.
Tristan Condère 3°2

Pour ma part, cette pièce m’a beaucoup émue, car elle m’a fait penser au manuscrit écrit par mon arrière-arrière-grand-mère qui racontait son expérience dans la résistance pendant la seconde Guerre Mondiale. En ce qui me concerne, j’admire le courage des soldats et des personnes qui se sont battus malgré la peur de mourir et la violence des combats.[ ...]
Julie Epiard 3°2

Interview du comédien après le spectacle
Un élève : Quelles sont vos méthodes pour jouer une pièce ?
Didier Brice : Je ne joue pas les pièces, je les vis ! Ce sont les sensations que me donne le public, qui me permettent de jouer en ne faisant pas semblant.
Une élève : A quel âge avez-vous créé JOURNAL D’UN POILU ?
Didier Brice : J’ai créé cette pièce à 35 ans, maintenant, j’en ai 50. J’avais une certaine naïveté en moi à mes débuts qui a presque disparu aujourd’hui. Donc, je ne joue pas le rôle d’Henri Laporte de la même façon qu’il y a 15 ans, même si cela fait 720 fois que je l’interprète.
Un élève : Êtes-vous seulement comédien de théâtre ?
Didier Brice : Non, je suis également comédien de cinéma et de télévision.
Un élève : Pourquoi cette pièce vous a intéressé ?
Didier Brice : Je suis passionné par le personnage d’Henri Laporte. Son journal m’a beaucoup touché et en jouant cette pièce, je lui rends hommage. Le centenaire de la Grande Guerre est une magnifique occasion de le faire.
Un élève : Pourquoi avez-vous décidé de jouer seul cette pièce ?
Didier Brice : C’est une question d’organisation, c’est beaucoup plus pratique de répéter seul. Je me sens plus libre !
Un élève : Vous considérez-vous comme un artiste engagé ?
Didier Brice : Oui, car je fais ce choix professionnel sans penser à la lucrativité. Ce choix de carrière n’était pas rassurant ni pour moi, ni pour ma famille. M’engager dans ce métier, c’était déjà un acte engagé.
Une élève : Avez-vous été tenté de changer le texte ?
Didier Brice : Non, car la coupe était assez simple. On a juste travaillé sur la montée dramatique, avec mon complice Stéphane Cabel. Nous avons gardé les moments clés qui racontaient la Première Guerre Mondiale.
Un élève : Pourquoi avoir choisi un monument aux morts comme décor ?
Didier Brice : J’ai choisi un monument aux morts, car c’est une chose que tout le monde a dans son village ou dans sa ville. C’est comme si nous vivions encore avec la guerre, en nous rappelant les braves gars morts aux combats.
Un élève : Que vous a permis cette pièce ?
Didier Brice : Ce spectacle m’a rendu plus fort !

Propos recueillis par plusieurs élèves de 3°2


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Directeur de publication : M. Robert, Principal